Agréablement surpris par la créativité, nous avons demandé à Pierre, auteur du site Cadres Féériques de nous parler de lui et de sa passion :
 "Mon père était professeur de dessin et artiste peintre. Pour mettre en valeur ces ces œuvres, il réalisait ses cadres lui-même.
Avec un peu de recul, je le vois comme un « chercheur en forme et en dessin ». Il dessinait lui-même le profil des moulures qu’il faisait réaliser (en grande série) par un voisin ébéniste. Je le vois encore revenir, à pied, avec une botte de moulures fraîchement taillées et qui sentait bon le sapin rouge du nord ou le chêne. J’ai donc grandi dans l’univers de l’image, d’odeurs de peintures, de vernis et de sciure, de bruit de scie, de poussières de plâtre et de poussières d’or en feuille qui collaient à la peau.
A cette ambiance, ajoutez un Capharnaüm de cartons de toutes sortes pour la réalisation des passe-partout. Chez moi, c’était la caverne d’Ali-Baba. Il achetait, à prix d’or, des moules en souffre et réalisait des tonnes d’échantillons en mettant du plâtre partout: ma mère, ma s œur et moi étions consultés pour le guider dans « ses recherches ». A 6 ans, je lui disais « j’aime pas / j’aime bien ». A 14 ans, je disais, « fous-moi la paix ». A 18 ans, j’avais un avis technique et participais au choix des techniques ou de son matériel. A 30 ans, c’est moi qui moulurais certains profils avec ma machine à bois.
Voilà comment, mes neurones et mon sang se sont imprégnés de l’univers fabuleux de l’encadrement. Mes études d’électromécanicien m’ont forgé un esprit plus technique, plus cartésien. En regardant un jour un cadre, j’ai trouvé illogique qu’un objet en 2 dimensions (l’image) soit contenu dans un autre objet, sensé le mettre en valeur, qui, lui, était en 3 dimensions. Le contenant est plus sophistiqué que le contenu ! Pas logique tout ça ! J’ai commencé alors à poursuivre les recherches de mon père et ai décidé de présenter des objets 3D dans un contenant 3D.
On était dans la troisième dimension … pourquoi pas quatre ? J’ai alors cherché à reproduire « l’ambiance », ce que j’appellerai la « féerie ». Nostalgique des belles vitrines de magasin (en particulier à Noël), j’ai puisé mon inspiration dans la féerie des lumières de lampes de Noël et ai voulu éclairer mes cadres par l’intérieur des scènes. Je voulais reproduire une ambiance féerique. Après quelques essais, réalisés pour amuser mes enfants, j’ai acquis une certaine expertise dans ce domaine.
J’ai choisi alors des scènes de plus en plus difficiles. Je me lance des défis et ai puisé mon inspiration dans des images de BD telles que Tintin®, Gaston Lagaffe® ou encore Blake® et Mortimer®. Nombreux sont ceux qui m’ont suggéré de montrer mes réalisations dans des expositions.
Etant donné que mon but n’est pas commercial, j’ai préféré créer un site Web (http://www.lecadrefeerique.com) pour faire partager ma passion et créer un site didactique. J’aime le concept d’une exposition virtuelle. Cela m’a permis d’apprendre le code HTML et d’aborder un univers que je ne connaissais pas.
Prochainement, je publierai un livre (sur le Web bien sûr) avec tous les secrets et quelques exercices à réaliser. Je surfe souvent sur le net, à la recherche d’inspiration ou de sites semblables au mien. Je suis tombé, un peu par hasard sur le site "Webcadre". Merci pour ce site qui me permet de découvrir certains aspects ou techniques que je ne connaissais pas encore et dont je pourrai m’inspirer.
Ma devise, « la pugnacité vient à bout de tout ». Continuez, artistes internautes, nous sommes dans le vrai échange, virtuel peut être, mais riche !"
Merci Pierre, et rendez-vous à tous les webcadreuses et webcadreurs sur le site http://www.lecadrefeerique.com/ pour découvrir les oeuvres et plus de détails sur ces cadres originaux.
L'Equipe Webcadre
|